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Accueil Date de création : 09/08/07 Dernière mise à jour : 03/02/10 17:23 / 215 articles publiés
 

Cadence  (Poémes de chambre) posté le mercredi 03 février 2010 17:23

K-Danse

Cadence

Cadence folle

Tourbillons et fredaines

Violons déchirés

K-Danse

Cadence

Cadence folle

Les âmes tournent

Tourbillonnent

Chevaux de bois déchaînés

Visages qui se mélangent

Floutent

Et tourbillons

K-Danse

Cadence

Cadences folles

Tout n'est plus que danse

Une danse folle

Dans un salon désargenté

Un soir de pleine lune.

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Les arbres dansent aussi  (Ando Drome) posté le vendredi 22 janvier 2010 14:26

An dieser Nacht

Questa notte

Cette nuit-là

Des arbres centenaires s'étaient réunis

Dans une clairière enlacée de lune

C'était l'hiver

Leurs bras décharnés s'agitaient dans le noir

Et les chênes tonnaient

Et les ormes se dandinaient

Et les charmes se bousculaient

Rappelant Bucherons

Haches et charbonniers

Rappelant gel

Tonnerre et soirs de tempête

Et chacun se lamentait 

Et chacun tremblait

Au souvenir terrifiant

Des hivers anciens

Et des bucherons assassins

Et leurs branches s'emmêlaient les unes les autres

Et chacun tremblait

Et tous communiaient dans la même terreur

Du temps retrouvé

Heureux de n'être plus qu'une longue plainte

Mais les jeunes frênes

Eux

Et les frêles bouleaux

S'ennuyaient horriblement

Ils rêvaient de pluies tièdes et de soleils bleus

Ils rêvaient de lumière et aussi d'amoureux

Qui graveraient sur leurs troncs

Des coeurs enlacés

Et de délicieuses obsénités

Ils rêvaient de bourgeons

Et de criards piaillements

Ils rêvaient ils rêvaient

Alors

"Foin des bocks et des limonades"

Ils laissaient les centenaires

Frissonner à l'unisson

De leurs pâles souvenirs

Et ils attendaient

Long des routes et fossés

Que finisse la nuit

Que finisse l'hiver

Que la lune remballe ses couteaux d'argent

Et que le soleil enfin

Chante la douce chanson

De la folie

Et que les arbres centenaires

Retournent enfin à leurs fosses vides.

(In ando Drome II)

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Flotche à flotche  (Poémes de chambre) posté le lundi 11 janvier 2010 20:51

Flotche à Flotche

Le neige tombe

Un adolescent incertain

Ni tout à fait enfant

Ni tout à fait homme

Pleure

Sur sa guitare

Pleure des rires

Pleure des cris

Et la neige tombe

Flotche à flotche

Odeur de la bière

Douce amertume

Un adolescent incertain

Voyage sur des portées

Et des tablatures

Et des mondes de couleur se cachent

Se cachent dans son coeur

Et dans ses yeux

Un adolescent incertain pleure

Et la neige tombe

Flotche à flotche.

(In Poémes de chambre)

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atmo  (TESTAMENT) posté le samedi 09 janvier 2010 17:19

La nuit tombait

 

Terres désertes

Rues sauvages où s'engouffrent les vents aux rires rageurs

 

La nuit

Et ses lumières

 

Un cri

Chante les louanges

De la libre solitude

 

Un loup passe pressé

 

La musique se cache

Pour mieux jouir

La musique

La musique en embuscade

 

Et la nuit qui tombe.

(in testament I)

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Confidence  (Art-Den) posté le vendredi 01 janvier 2010 23:17

"L'amour est la plus grande force de l'Univers !", proclamait un jour un ancien soldat Allemand, dans le Paris-Milan. Il était monté à Charleville, déjà bien "entamé". Et il offrait bière sur bière à qui en voulait. Et il expliquait à la cantonnade que, lorsqu'il était arrivé en Ardennes, il était tout de suite tombé amoureux d'une fille de Nouzonville. Et que malgré les adjudants Allemands et Français, qui voulaient que nous soyons tous des ennemis, ils s'étaient aimés tout de suite. Que leur fils venait d'avoir un bébé et qu'il était le plus beau du monde. Et tout le Wagon-Bar a trinqué à la santé du plus beau bébé du Monde et de l'amour, qui est la plus grande force de l'Univers. Et la bière coulait à flot. Et le train roulait dans la nuit, vers l'Allemagne, Düsseldorf, où il allait chercher sa mère pour la ramener à Nouzonville. Où il était devenu fondeur. Et où, grâce à l'Amour, la Vie avait vaincu la mort. 

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