Accueil Date de création : 09/08/07 Dernière mise à jour : 29/11/11 12:31 / 231 articles publiés

Rassurez-vous....  posté le jeudi 13 janvier 2011 17:58

Bonjour à tous ceux qui me connaissent et à tous les autres ; Je voulais vous rassurer : je suis toujours vivant ! Après quelques ennuis (de santé) et un déménagement (l'emménagement n'est pas fini, lui), j'ai eu le temps de réinstaller mon ordi. Alors pour me soumettre à la tradition, sans en être dupe : BONNE ANNNEE A TOUS.

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Les lumières du soir  (Les marais) posté le samedi 06 novembre 2010 19:08

Blog de wilmet :POESIE SAUVAGE, Les lumières du soir

J'aime - j'aime la douceur des lumières du soir - J'aime  la douceur - j'aime mes amantes en allées -  Mes rêves fugasses - Souvenirs - images qui tournent et tournent et retournent et vont et viennent - j'aime la douceur, douceur des lumières du soir.

 

A grands coups de soupirs, la  tiédeur transperce de longues langues bistres, êtres et choses -  et l'espace se découpe - maigres lignes emboîtées - mais des frôlements se dessinent -  mon oeil sait s'engouffrer dans les corsages dégrafés.

 

Il était une fois une barque plate, engagée sur les eaux et glissant parmi roseaux et saules, courbés sur leurs tristesses molles -

 

Je t'ai rêvée, icône inconnue, dressée à la proue de mes nuits - je t'ai rêvée dressée -  je t'ai rêvée - j'ai rêvé tes gestes précis qui épouillaient ton ventre nu - J'ai vu ton sourire - tes yeux pâles et tes mamelles de louve - larges aréoles aux délicates nuances violettes - grappes lourdes posées sur tes mains comme une offrande parfaite - j'ai vu ton sourire - j'ai vu ton don.

 

J'ai su ton ventre - replis cachés - j'ai su ton ventre projeté à la face des roseaux - je suis tombé à genoux - je suis tombé face à la lumière - j'ai écarté les roseaux pour te suivre encore mais les marécages m'on enlacé et me voilà.

 

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Chaque soir de douceur, je reviens - nimbé d'ombre et de lumières - je reviens les soirs de douceur - accompagné de la cohorte criarde des porteurs de souvenirs et d'espoirs - je reviens - multiple et silencieux - j'erre sur  les eaux et les brouillards -  Froissements du vent sur feuilles et roseaux - je murmure l'histoire de mes amantes en allées - histoire de mes amantes imaginées.

Je suis un frisson du soir - sur la peau des amants inquiets.

 

 

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L'automne qui ne vient pas.  (poémes ?) posté le vendredi 05 novembre 2010 13:55

Blog de wilmet :POESIE SAUVAGE, L'automne qui ne vient pas.

Dans la poussière, un vieux chagrin se traîne - attendant l'automne - qui ne vient jamais.

 

Un Targui solitaire, à l'ombre d'un rocher, secoue le sable qui se coule dans les plis de sa misère - Une petite fille au large sourire et aux yeux pétillants, secoue ses longs cheveux noirs puis vient s'asseoir à ses pieds - Voix fluette qui danse dans l'ombre du rocher - Ligne par ligne, elle lit le Talmud avec application - Alors, le Targui solitaire grimpe sur les épaules de sa nouvelle épouse, qui continue imperturbable, et se met à danser, lui aussi, une vieille danse qu'il invente à chaque pas.

 

La poussière vole - Vient crisser sous les dents d'un promeneur solitaire - qui se jure de  mettre fin à tous ses contrats.

 

Le soleil.

 

Et l'automne qui ne vient toujours pas.

 

La fillette accroupie ferme les yeux - Attend que le vent la change en rose des sables.

 

Le Talmud sonne le glas du temps qui passe.

 

Le vieux targui se glisse dans la tourmente et disparait dans le jour gris - serrant contre lui  une rose des sables nouvelle - qui vient d'éclore à ses genoux.

 

L'automne n'est pas venu.

 

Dans la poussière, se traîne un vieux chagrin.

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Je voudrais pas crever (de Boris VIAN)  (Poémes que j'aime) posté le mercredi 03 novembre 2010 11:17

Blog de wilmet :POESIE SAUVAGE, Je voudrais pas crever (de Boris VIAN)

Je voudrais pas crever

Avant d'avoir connu

Les chiens noirs du Mexique

Qui dorment sans rêver

Les singes à cul nu

Dévoreurs de tropiques

Les araignée d'argent

Au nid truffé de bulles

Je voudrais pas crever

Sans savoir si la lune

Sous son faux air de thune

A un côté pointu

Si le soleil est froid

Si les quatre saisons

Ne sont vraiment que quatre

Sans avoir essayé

De porter une robe

Sur les grands boulevards

Sans avoir regardé

Dans un regard d'égoût

Sans avoir mis mon zobe

Dans des coinstots bizzares

Je voudrais pas finir

Sans connaître la lèpre

Ou les sept maladies

Qu'on attrape là-bas

Le bon ni le mauvais

Ne me feraient de peine

Si si si je savais

Que j'en aurai l'étrenne

Et il y a z aussi

Tout ce que je connais

Tout ce que j'apprécie

Que je sais qui me plait

Le fond vert de la mer

Où valsent les brins d'algues

Sur le sable ondulé

L'herbe grillée de juin

La terre qui craquelle

L'odeur des conifères

(l'odeur de la forêt du fer et de l'eau en Ardenne*)

Et les baisers de celle

Que cei que cela

La belle que voilà

Mon ourson, l'Ursula

Je voudrais pas crever

Avant d'avoir usé

Sa bouche avec ma bouche

Son corps avec mes mains

Le reste avec mes yeux

J'en dis pas plus faut bien

Rester révérencieux

Je voudrais pas mourir

Sans qu'on ait inventé

Les roses éternelles

La journée de deux heures

La mer à la montagne

La montagne à la mer

La fin de la douleur

Les journaux en couleur

Tous les enfants contents

Et tant de trucs encore

Qui dorment dans les crânes

Des géniaux ingénieurs

Des jardiniers joviaux

Des soucieux socialistes

Des urbains urbanistes

Et des pensifs penseurs

Tant de choses à voir

A voir et à z-entendre

Tant de temps à attendre

A chercher dans le noir

 

Et moi je vois la fin

Qui grouille et qui s'amèn

Avec sa gueule moche

Et qui m'ouvre ses bras

De grenouille bancroche

 

Je voudrais pas crever

Non monsieur non madame

Avant d'avoir tâté

Le goût qui me tourmente

Le goût qu'est le plus fort

Je voudrais pas crever

Avant d'avoir goûté

La saveur de la mort ---

De Boris VIAN

(Texte plus spécialement dédiée aux lycéens-lycéennes et autres jeunes qui ont "osé" descendre dans la rue tous ces jours-ci)..

* : rajout personnel

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FANTÔMES ÎVRES (II)  (Poémes de chambre) posté le mardi 19 octobre 2010 12:26

Blog de wilmet :POESIE SAUVAGE, FANTÔMES ÎVRES (II)

Des vaisseaux fantômatiques

M'ont fait signe

Dans la brume épaisse

Qui mange la vague folle qui voudrait bien

Revenir jusqu'aux rocs

Dressés à l'entrée des mers d'Irlande et du Nord

J'ai entendu des conques gémir

Des sirènes appeler

Mon nom et mes souvenirs

Et j'ai vu leurs longs cheveux blonds

Découvrir leurs seins lourds aux larges aréoles

Mais la brume

Encore et toujours

Un vague roi et une vague reine

Sont montés le long des verges glissantes

Comme d'aimables singes

Puis sont disparus

Dans des rires grandiloquents

Tandis que la brume

Encore et toujours

Mangeait la lune et les ramparts

Des villes sages

Qui bordent le vie calme et tranquille

Puis les vaisseaux fantômatiques

Sont passés

Se sont dissouts

Peu à peu

Et je suis resté seul

Face à la mer probable

Et face à la brume trouble

Et froide.

 

(In poémes de chambre)

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